Si l'on se fonde sur la théorie qui veut
qu'un héritage assure la continuité, n'est-ce pas là la vie après la mort? Que
l'héritage soit physique ou moral, nous recevons tous l'incommensurable possibilité d'y
percevoir une lumière, dont l'intensité dépendra de notre attitude.
Recevoir un héritage cause un problème
pratique fondamental. De l'argent, des biens tombés du ciel direz-vous. Oui, bien sûr.
Mais la personne qui laisse un héritage, quelle qu'en soit l'importance, a en règle
générale fait un testament qui indique ses dernières volontés. «Ses dernières
volontés». expression qui, si on prend le temps d'y réfléchir, mérite un grand
soupir. Tout le reste est purement accessoire. Certains auront, au cours de leur vie,
accumulé des sommes plus ou moins importantes. Ils se seront peut-être sacrifiés afin
de laisser en héritage ce qu'ils avaient de plus précieux.
D'autres auront vécu sans se sacrifier,
ne consacrant qu'une partie minime de leur budget à de l'assurance-vie et laissant ainsi
un héritage considérable. L'héritier a alors la satisfaction de savoir que la personne
disparue a bien vécu sans pour autant négliger la continuité. De quelle manière
envisagez-vous votre patrimoine? En d'autres termes, comment voyez-vous cette vie après
votre mort? Le célèbre couturier Gianni Versace, décédé le 15 juillet 1997, avait une
police d'assurance-vie de 21 millions. Sa vie était assurée selon un contrat appelé
«personne-clé». Ce type de contrat protège une entreprise contre les risques liés à
la disparition d'un employé crucial à sa survie. Une forme d'héritage pour la
continuité. Il s'agit là d'une raison suffisante pour obtenir l'opinion d'un
planificateur financier sur la justification d'un tel contrat.